Saint Nicolas de Tolentino, Frère de l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin

Saint Nicolas de Tolentino

Frère de l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin (✝ 1305)

Né en 1245, originaire des Marches d'Ancône en Italie, il avait une grande vénération pour son Saint patron (Son nom vient de ce que ses parents prièrent saint Nicolas de Myre pour avoir un enfant). Il aimait d'ailleurs à se rendre en pèlerinage à Bari, dans le sud de l'Italie où repose l'Évêque de Myre. Entré dans l'Ordre des Ermites de Saint Augustin, Moine à 18 ans et ordonné Prêtre 7 ans plus tard, il se consacra totalement au service de la Prière et de la Parole. Canonisé par le Pape Eugène IV en 1446. Ses reliques ont été redécouvertes en 1926 à Tolentino. À Tolentino dans les Marches, en 1305, Saint Nicolas, Prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin. D’une austérité très sévère, très strict pour lui-même, indulgent pour les autres, il offrait souvent à ceux qu’il confessait de faire Pénitence à leur place. Martyrologe romain. Saint Nicolas de Tolentino (Sant'Angelo in Pontano 1239 ou 1245 – Tolentino 10 septembre 1305) est un moine de l'Ordre des Ermites de Saint Augustin.

Vie

Nicolas est né près d'Ancône, dans le bourg de Saint-Ange proche de Fermo, de parents très pieux. Son père et sa mère, Compagnonus (Compagnon) de Guarutti et Amata (Aimée) de Guidiani, désespéré de ne pas avoir d'enfant avaient fait un pèlerinage à Bari auprès du sanctuaire dédié à Saint Nicolas en priant d'avoir un fils, d'où l'origine de son prénom. Âgé d'à peine sept ans, Nicolas, à l'imitation de son saint patron, pratiqua l'abstinence en jeûnant plusieurs jours dans la semaine. Il était encore bien jeune quand il entendit la prédication d'un moine de l'Ordre des Ermites de Saint Augustin. Enthousiasmé par ce discours, il entra aussitôt dans cet ordre. Là, il observa une forme parfaite de vie religieuse, pratiquant le jeûne et les mortifications, mais aussi illuminant ses frères par son humilité et sa charité. Après avoir visité plusieurs couvents afin de le montrer comme exemple de vertus et avoir reçu la prêtrise à Cingoli des mains de l'évêque d'Osimo, il fut envoyé en 1279 à Tolentino où il passa ses trente dernières années. Là, il s'employa à prêcher l'Évangile, a catéchiser, à confesser, et sa douceur autant que sa Foi ramenèrent de nombreux impies dans la voie du Salut. À la fin de sa vie, la légende raconte qu'il entendait tous les soirs le concert des anges.

Miracles

Beaucoup de miracles lui ont été attribués. Un jour le diable entra dans sa cellule, sous la forme d'un gros oiseau. D'un mouvement de l'aile, celui-ci renversa la lampe qui s'éteignit et se brisa par terre. Nicolas ramassa les débris et les rejoignit si finement qu'il n'y eut aucune trace de l'accident. Il partageait toute son humble nourriture avec les pauvres. Un jour, son supérieur lui demanda ce qu'il portait dans son tablier. Ce sont des fleurs lui répondit-il, et il lui montra le pain changé en roses. Canonisation Nicolas de Tolentino fut Canonisé par le Pape Eugène IV en 1446. Fête le 10 Septembre. La mère de ce Saint dut sa naissance à un pèlerinage qu'elle fit à Saint-Nicolas-de-Myre. L'enfant reçut au Baptême, en reconnaissance, le nom de Nicolas. Son patron continua de le protéger, et bientôt le petit Nicolas devint son émule dans la sainteté, jeûnant, dès l'âge de sept ans, trois fois la semaine, et aimant les pauvres d'une affection incroyable. À onze ans, il fut reçu dans l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin, où il se fit admirer de tous par la modestie de son maintien, sa parfaite obéissance, son humeur douce et toujours égale, surtout sa chasteté, gardée par d'effrayantes mortifications. À quinze ans, il usait des chaînes, des ceintures de fer et des cilices ; il jeûnait quatre fois la semaine, mangeait peu et des mets les plus grossiers, ne couchait que par terre ou sur une paillasse. On raconte plusieurs visions d'âmes du Purgatoire qui lui devaient leur délivrance. Après avoir édifié successivement plusieurs couvents, le fervent Religieux est envoyé à Tolentino, où il passe les trente dernières années de sa vie. Là il s'occupe à catéchiser les ignorants, à prêcher la Parole de Dieu, à confesser les pécheurs; les cœurs les plus rebelles se rendent à ses exhortations, il embrase les plus indifférents du feu de l'Amour Divin, il ébranle les plus obstinés, sa douceur ramène les plus désespérés dans la voie du Salut. Le Salut des autres ne lui fait pas négliger le sien. On ne saurait dire quand il terminait son Oraison; on le trouvait toujours absorbé en Dieu ; il aimait surtout à méditer les souffrances de Jésus-Christ. Nicolas était la terreur du démon, qui venait souvent troubler son Oraison en imitant devant lui le cri de tous les animaux, en ébranlant la charpente de la maison, en faisant trembler sa cellule. Un jour l'esprit de ténèbres entra près de lui sous la forme d'un oiseau énorme, qui éteignit, renversa et brisa la lampe par un mouvement de ses ailes ; Nicolas ramassa les morceaux et les rejoignit si merveilleusement, qu'il ne parut pas trace de l'accident. Le démon alla jusqu'à le frapper et à le laisser pour mort ; le Saint demeura boiteux toute sa vie des coups qu'il avait reçus. Il partageait avec les pauvres le pain qu'on lui donnait à ses repas, et, un jour, son supérieur lui demandant ce qu'il portait : « Ce sont des fleurs, » dit-il, et il montra le pain changé en roses. Pendant les six derniers mois de sa vie, les anges descendaient toutes les nuits dans sa chambre et le réjouissaient de leurs chants. Malgré les embûches de Satan qui cherchait à le troubler en diverses manières, il ne relâchait rien de son zèle pour l'oraison. Enfin, durant les six mois qui précédèrent sa mort, il entendit chaque nuit les concerts des Anges ; c'était l'avant-goût des joies du paradis, et pénétré de leur douceur, il redisait souvent le mot de l'Apôtre : " Je désire de mourir et d'être avec le Christ." Son désir s'accomplit le 10 de septembre 1310, ainsi qu'il l'avait annoncé à ses frères. Récitant le psaume In te Domine speravi (Seigneur j'ai espéré en vous), il rendit son âme à Notre Père des Cieux en disant le verset : " In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum ". Il fut, après comme avant son trépas, illustré beaucoup de miracles : un grand nombre ayant été reconnus canoniquement, le Pape Eugène IV, comme on l'a vu, le mit au nombre des Saints.